Madeleine Grenier

Rétrospective

Madeleine Grenier compte parmi ces artistes dont la discrétion les a tenu éloignés de la scène artistique parisienne en pleine effervescence, alors que les polémiques véhémentes qui opposaient à la fin des années quarante, les abstraits lyriques aux abstraits géométriques, divisaient les peintres en factions esthétiques face aux tenants d’une figuration régénérée. Le parcours de Madeleine Grenier aura été à l’image de celle qui portait sur les choses un regard d’intériorité et de secrète ferveur pour servir un art auquel elle a consacré sa vie, jusqu’à l’absolu d’une inaltérable et radieuse blancheur conquise tout au long d’un parcours inflexible et solitaire.

D’un double enseignement reçu à l’Académie André Lhote et à l’Académie Ranson auprès de Singier, elle a assimilé les bases d’un art qu’elle s’apprête à expérimenter seule, en totale indépendance

En délaissant progressivement la couleur, elle porte ses recherches sur la lumière captée par les formes quêtant un équilibre de la composition qui devient prioritaire.

C’est cette quête de l’impalpable qui prévaut, après 1965. Le lyrisme de Madeleine Grenier se donne libre cours. Le mystère est proportionnel à la fascination qu’exerce la lumière qui absorbe toute forme. Celle-ci se laisse encore matérialiser en 1972, et entre 1974 et 1975, avec l’évocation d’un horizon bleuté divisant la surface animée de touches simulant les nuages et l’écume. Mais à nouveau la nature se désagrège dans la lumière pour n’être plus qu’une pure vibration.

 

d’après ©  Lydia Harambourg

Historienne Critique d’art

Correspondant de l’Institut, Académie des Beaux-Arts

Exposition

06.10 - 28.11.2011

Document disponible

Texte intégral par Lydia Harambourg

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